La nuit des béguines
A book about free spirit women in 1310 living in a "beguinage", a closed community of non-religious women from different background who are becoming the centre of a lot of disapproval among the religious and king's laws.
Trois femmes puissantes
Trois récits, trois femmes qui disent non.
Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec
une obstination méthodique et incompréhensible. L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son
écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable et
raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments.
Le retour de Silbermann
"Qu'était devenu David Silbermann, le brillant lycéen juif dont Jacques de Lacretelle a fait le héros d'un très célèbre roman ? Les
hasards d'une rencontre, et une enquête presque policière, permettent à l'auteur de reconstituer ce que fut sa brève vie d'homme. D'abord en
Amérique, ensuite à Paris, ce garçon si brillant s'acharne à fabriquer son propre échec. Malade, incompris de tous, trahi même par la femme
qu'il aime, toujours déchiré par son problème d'identité raciale, il meurt désespéré.
Ce Retour de Silbermann complète son portrait de façon infiniment émouvante. "
Pourquoi Pas ?
Traduit de l'anglais par Michèl Lévy-Bram
Bristol, 1985.
L’université ! Brian Jackson s’y voyait déjà : une vie d’étudiant sans contrainte, une sexualité débridée, des amis par centaines, un
diplôme en or, qui serait suivi d’une entrée fracassante dans la vie active.
Oui, mais voilà, la réalité est loin d’être aussi idyllique. Une acné récalcitrante, des fringues informes chinées aux puces, une
spécialisation dans la très moyenne et très populaire section de littérature anglaise, pas un sou en poche et une passion farouche pour Kate
Bush. Un seul véritable talent : une culture générale qui ferait de lui le candidat idéal pour participer au « Questions pour un champion »
local, le quiz télévisé « University Challenge ».
Recruté dans l’équipe in extremis, Brian est bien décidé à remporter le trophée et le cœur de la belle et riche Alice, aspirante actrice.
Pour l’aider dans sa mission, Rebecca, punkette grande gueule, juive marxiste, improvisée conseillère en relations sociales et
sentimentales.
Enfin la chance semble lui sourire… Mais lorsque vous vous appelez Brian Jackson, la malchance finit toujours par se rappeler cruellement à
vous.
Chaleur du sang
Dans un hameau du centre de la France, au début des années 1930, un vieil homme se souvient. Après avoir beaucoup voyagé dans sa jeunesse,
Silvio se tient à l'écart, observant la comédie humaine des campagnes, le cours tranquille des vies paysannes brusquement secoué par la mort
et les passions amoureuses.
Devant lui, François et Hélène Érard racontent leur première et fugitive rencontre, le mariage d'Hélène avec un vieux et riche propriétaire,
son veuvage, son attente, leurs retrouvailles. Lorsque leur fille Colette épouse Jean Dorin, la voie d'un bonheur tranquille semble tracée.
Mais quelques mois plus tard, c'est le drame. La noyade de Jean vient détruire la fausse quiétude de ce milieu provincial. L'un après
l'autre, les lourds secrets qui unissent malgré eux les protagonistes de cette intrigue vont resurgir dans le récit de Silvio, jusqu'à une
ultime et troublante révélation...
Situé dans le village même où Irène Némirovsky écrira Suite française, mais entrepris dès 1937, ce drame familial conduit comme une enquête
policière raconte la tempête des pulsions dans le vase clos d'une société trop lisse. Complet et totalement inédit, ce nouveau roman d'Irène
Némirovsky refait surface près de soixante-dix ans après sa composition
La Caresse
«Je suis un chien. Mon corps n'est pas bien grand, environ trois poulets compressés, inscrits dans un cube. Malgré ma petite taille, rien ne m'échappe : ni les pastis que mon maître se verse en douce ni cette odeur étrange qui imprègne les vêtements de ma maîtresse. Je vois tout, d'en bas, par fragments, ensuite je recompose. J'observe avec mon nez, mes oreilles, ma mémoire et surtout mon imagination. J'aimerais penser, raisonner comme le font les hommes les plus bêtes, mais souvent je m'enlise, je me trompe dans les temps. Heureusement il y a Sonia qui m'aide et me protège, Sonia Potemkine. Elle dit : le chien est une fenêtre qui ouvre sur l'autre monde. Elle dit : le chien est un signe de ponctuation entre les êtres, un trait d'union. J'aime l'écouter parler. Je m'allonge à ses pieds. Une douce chaleur m'envahit. Je suis un lien, un prétexte tendre. Un souffle apaisé par la caresse des mots.»Marie Nimier.
La petite marchande de prose
Witty, vivid - very much in the style of the previous Malaussene Novels.
Being dead doesn't slow Benjamin down, or stop the twists and turns of
the plot coming. The whole novel and it's characters are steeped in a
streetwise and worldly irony, that exemplify the maladies of modern
society - both amusing and deeply humane.
L'hypnotisme
à la portée de tous
Le manuel abordait un sujet qui me laissa sans voix. Il s'agissait d'apprendre à endormir un canari. L'oiseau, par la seule puissance de mon fluide magnétique, devait tomber en état de rigidité cataleptique. A défaut de canari, je m'exerçai tout l'été sur mes parents, puis sur une perruche vert émeraude que je plaçai, selon les indications du traité, dans un bocal à cornichons. Je la fixai sans cligner des yeux. Elle tourna une dizaine de fois sur elle-même avant de s'immobiliser, le bec collé contre la paroi de verre. Forte de ce premier succès, je me mis à hypnotiser tout ce qui bougeait autour de moi. Le destin de la jeune Cora bascule le jour où elle découvre un traité d'hypnose. Son oncle qu'elle adore, son professeur de gymnastique, les clients du téléphone rose, un éditeur, un coureur cycliste et surtout Katz, le Roi de l'Hypnose, compléteront son éducation sentimentale.
La Reine du silence
Mon père a trouvé la mort un vendredi soir. Son Aston Martin s'est écrasée contre le parapet d'un pont. La jeune femme assise à ses côtés
était d'une beauté peu commune.
Il n'y a rien à raconter, n'est-ce pas, rien à dire de cette relation. Je n'étais pas dans la voiture. J'avais 5 ans.
De mon père, il me reste peu de souvenirs, et quelques trésors : une montre qui sonne les heures, un stylo dont la plume penche à droite et
cette carte postale, où il me demandait en lettres capitales :
QUE DIT LA REINE DU SILENCE ?
Cette phrase posait une énigme impossible à résoudre pour la petite fille que j'étais, énigme cruelle et envoûtante qui résume toute la
difficulté du métier d'enfant. Énigme qui, à l'époque, se formulait ainsi :
Que pourrait bien dire la Reine du silence sans y perdre son titre, et l'affection de papa ?
Ou encore: comment, à la fois, parler, et ne pas parler ?
J'étais coincée. Prise au piège de l'intelligence paternelle.
On ne boit pas les rats-kangourous
Un bout du monde désolé que borne une décharge. Ceux qui ont échoué là semblent avoir abdiqué tout espoir de futur. Ivres de vide, ils
vivent dans un éternel présent qu'ils dissolvent chaque soir jusque tard dans la nuit au bar de Dan, où les échanges sont réduits à
l'indifférence, au mépris, parfois à la violence.
Car de ce pays personne ne peut sortir. La plupart y ont renoncé, mais certains ont gravi montagnes et collines, d'autres transforment les
objets de la décharge en objets d'art. Un brin d'abondance sort de la corne de l'épicerie de M. Den, l'autre lieu qui rappelle la société du
« dehors ».
Celle que ne connaissent pas Willie, 25 ans, et son copain Dig Doug qui sont nés là. Celle que Willie va vouloir se faire raconter par
chacun à qui il va rendre par là-même un passé. Le miroir de l'innocence qu'il leur tend pourra-t-il sauver leur avenir ?
Un climat étrange et fort qui s'apparente plus à celui de l'imaginaire américain que du terroir français (le Caldwell de la Grande
Dépression, ou le Mc Carthy de la Route).
Un premier roman intense par la force du dialogue, le sens de l'image, le laconisme des personnages, la fantaisie métaphysique, l'art
d'évoquer le malheur ordinaire en tenant en éveil constant la fragilité et la curiosité du lecteur
Biographie de la faim
L'auteur de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l'Académie française 1999) et de Métaphysique des tubes fait revivre ses
souvenirs de petite enfance au Japon mais aussi à Pékin, à New York, au Bangladesh et autres lieux où l'a conduite la carrière d'un père
diplomate. Au cœur du kaléidoscope : sa faim. Le mystère de la faim, la faim goinfre, joyeuse ou tragique et angoissante, quête perpétuelle
d'un accomplissement inaccessible, qui explique autant l'histoire des peuples que celle des individus. Les figures du père, d'une nourrice
japonaise, d'une sœur tendrement aimée se dessinent aussi dans ce récit pudique et sincère, maniant l'humour noir et la provocation.
"La faim, c'est moi."
La femme au temps des cathédrales
Stuff about women in the Middle Ages. Like Those Terrible Middle Ages, popular and light in tone, and more devoted to debunking myths than making a systemic study, but full of facts, and how things were in fact worse after the Middle Ages than during them.
Une forme de vie
"Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau."
Ce roman relate une correspondance fictive entre Amélie Nothomb, l'auteur, et Melvin Mapple, un soldat de 2e classe de l'armée américaine
posté à Bagdad en Irak. Cette relation épistolaire mène à une certaine amitié entre l'écrivaine et ce soldat devenu obèse, en tout cas une
relation particulière qui ramène l'auteur à ses propres conceptions de la communication écrite et des échanges avec ses lecteurs.
Elle va aider son interlocuteur à renouer avec la réalité tout en faisant référence à sa propre réalité. Elle a l'impression qu'il est
honnête avec elle sans comme beaucoup d'autres se perdre dans des prétéritions qui l'exaspèrent.
Le Coeurs des enfants léopards
Un jeune homme retrouve ses esprits au fond d’une cellule, en garde à vue. Que s’est-il passé ? Mireille, son grand amour, l’a quitté
brusquement, il a beaucoup bu… Comment se rappeler ? Un policier le bouscule, l’interroge, mais les vraies questions viennent d’ailleurs :
dans le brouillard de ses pensées, c’est la voix des ancêtres qui résonne soudain, comme un chant intérieur venu d’Afrique, invoquant les
valeurs du partage, de l’honneur, de l’héritage et de l’espoir. Mais l’Afrique est loin pour le narrateur qui vit en région parisienne, dans
le quartier métissé où, dès l’enfance, il a connu Mireille et les amis avec lesquels il a grandi, au milieu desquels il a changé.
Avec une implacable justesse de ton, d’une langue poétique, rythmée et sensuelle, Wilfried N’Sondé explore la douleur et l’amour,
l’appartenance et la violence, le désir et l’effroi dans un premier roman aussi émouvant que percutant.
Lajja
Parce que, de l'autre côté de la frontière, les fanatiques hindouistes ont détruit une mosquée, Sudhamoy Datta et sa famille, comme des
milliers d'autres Bangladeshis hindous, vont subir violences et persécutions. Lors de l'indépendance du pays, ils avaient espéré construire
une république où les deux communautés vivraient dans le respect mutuel et, pourquoi pas, l'amitié...
Roman-document, roman-témoignage contre tous les " fondamentalismes ", d'où qu'ils viennent, Lajja nous raconte l'écroulement de
ce rêve. Chacun des personnages le vivra dans sa chair et son sang. Pour avoir écrit ce livre, best-seller en Inde et largement diffusé au
Bangladesh malgré la censure qui le frappe, Taslima Nasreen connaît aujourd'hui l'exil et la menace quotidienne de la fatwa.
Cette œuvre, dont la traduction a été saluée comme un événement dans les pays occidentaux, nous touche et nous concerne au plus près.
Aurélia
Suivi de Pandora
Pandora et Aurélia sont de chair et de sang, de lumière et d'horizons : la première évoque un monde de théatre, la seconde nous plonge dans
une quête au-delà de la vie, à la recherche d'une figure mystique et salvatrice. Plus qu'un voyage, c'est une véritable odyssée !
Voyant parmi les visions fugaces de femmes disparues, d'ancêtres regrettés, de paysages merveilleux et inconnus,Gérard de Nerval nous
entraîne dans les méandres de son âme et de sa folie.
A travers son regard, nous vivons ses hallucinations, nous partageons ses mystères. Lire Gérard de Nerval, c'est voguer vers l'inconnu.
Après, rien n'est plus comme avant. Vous pensiez être dans le réel ? Erreur, le réel n'est que la fusion du rêve et de la vie !
Le Gardien des ruines
Le 26 septembre 1981 aurait dû être une journée ordinaire pour le docteur Fargeau si deux événements tout à fait inopinés - l'agression de sa maîtresse, l'accident de sa femme - n'avaient remis en question le sens de son existence. Le récit de cette funeste journée est ponctué par de nombreux retours en arrière qui reconstituent la vie de Fargeau : naissance en 1916, père prof d'histoire, amourettes, études de médecine, drôle de guerre, captivité, retour dans la France occupée, diverses tentations politiques, mariage bourgeois", vie de médecin généraliste sans grand éclat jusqu'au jour où Fargeau comprend ce qu'il aime vraiment : le passé. Aussi bien le passé national - il est un homme de droite - que le temps qu'il passe sur ses patients. Bientôt, il ne conserve que ses malades les plus âgés et consacre tous ses soins à les aider à vieillir, à la fois confesseur et compagnon d'infortune. Dans ces mêmes années, Fargeau milite dans de chimériques organisations de nostalgie et de colère : les "Cercles Chateaubriand", une radio libre très "engagée" à droite, etc. Veuf, il se rapprochera de son fils unique, traîne-patins dans le Sud-Ouest, et ira finir doucement ses jours dans une institution de vieillards - bien sûr - appelée l'Ancienne Charité de Maussade où il "donnera des coups de main", bavardera, éructera, ricanera de la décadence du monde. Un roman sur l'âge, une fresque qui fait une large place à la bourgeoisie d'avant-guerre, aux Oflags et Stalags, à la fin de l'Occupation, à la France de la Libération et de l'épuration à "l'esprit de droite", toujours inscrits dans des lieux : le XVIIe arrondissement de Paris, La Muette, Auteuil, la Normandie "profonde", la région des Causses et de Cordes, Albi..."
La splendeur des orages
She was a girl as beautiful and innocent as her family's lush Caribbean plantation—until she discovered the darkness of desire and became a woman. Expelled from paradise, Teresa Francis would be swept into marriage and the opulence of New York only to be drawn back to her island, where secrets can ignite explosions of political upheaval and clandestine love.
Chemin de la Lanterne
L'héroïne principale de l'Avenue des Diables-Bleus était une grand-mère. C'est un oncle qui tient la première place dans le Chemin
de la Lanterne.
Un vieil oncle qui part jeune pour la guerre, la première du siècle, celle qui demeure pour les Français la "grande". Il en
revient sauf après quatre ans mais touché au coeur : sa fiancée, à Nice, est morte de l'attendre. Soixante ans vont passer sans que le
soldat sauvé l'oublie un seul jour. Soixante années de fidélité à un trop jeune fantôme, d'amour inusable et muet. Et, contrepoint à cet
insurpassable attachement, Nice, ses rues, ses personnages : Lorenzo le rétameur venu de Calabre avec son accordéon et sa mandoline, M.
Masséglia l'instituteur patriote hanté par l'Alsace et la Lorraine, Lucia si fière de son fils le jour du certificat d'études, M. Hospice
qui poursuit de sa haine le tout-à-l'égout, le chien Nicky à bout de souffle mais pas de tendresse...
Une fois encore Louis Nucera montre le petit peuple dont il est issu et qui donne envie d'être né sur les rives de la Méditerranée, aux
bords du Var et du Paillon, dans les vieux quartiers d'une cité bruyante, secrète et, sans doute, un peu folle.
Avenue des Diables-Bleus
Louis Nucera quitte Montmartre où il habite et revient à Nice où il est né. Il passe quelques jours chez la grand-mère de sa femme, à se
souvenir, à l'écouter se souvenir, à marcher dans les rues.
Et voici que dès les premières lignes qui lui sont consacrées la grand-mère est inoubliable, voici que le passé de l'auteur s'élargit aux
dimensions de toute une ville et de tout un peuple. Ville et peuple également méconnus. Petit peuple comme on disait autrefois.
Personne ne parle des humbles comme Louis Nucera. Une galerie extraordinaire défile devant nous, poignants fantômes ressuscités. La mère
d'abord, essentielle, puis le père, puis tous les parents, un oncle prodigieux...
D'autres, un enragé de construction navale dont toutes les coques à peine lancées coulent au fond, un immense pêcheur d'anguilles, un
chanteur comique comme il se doit désespéré, tout un foisonnement de personnages simples et hors du commun qui engendrent rire et émotion...
Et la grand-mère, toujours, merveilleuse ambassadrice de la paysannerie de l'Italie d'autrefois, déléguée magnifique d'un passé devant
lequel ce pauvre siècle n'aurait souvent qu'à se prosterner.
La passion d'Emilie
L'instant romanesque
La femme d'Émile est enceinte. Son ventre va prendre une importance démesurée dans la vie d'Emile. Il l'obsède. Émile ne voit que lui : un ventre qui lui cache le reste de l'univers...L'enfant naît et la triste vie d'Émile devient alors une tragédie.Devant la place qu'occupe le nouveau-né, aussi bien pour sa femme, ses amis que ses collègues de bureau, Emile se sent délaissé, exclu, si dramatiquement rejeté qu'il avancera correctement vers les royaumes de la folie".Une passion cruelle, follement poétique et drôle. Le romancier de Tamerlan des Coeurs, le poète des Innocentines, le mémorialiste de Exobiographie est aussi auteur dramatique. Son oeuvre théâtrale (sept volumes) est jouée dans le monde entier."
L'agent indien
Basé sur des faits réels ce livre de Dan O’BRIEN est la biographie romancée de deux personnages légendaires du Far West le Sioux Red Cloud
(Nuage Rouge) et l’Agent Indien Valentine McGILLYCUDDY.
Médecin de formation, rien ne prédestinait McGILLYCUDDY à s’occuper des Indiens, dont il est toutefois un grand connaisseur des us et
coutumes. Il a effet participé à plusieurs guerres contre les Indiens et s’est lié d’amitié avec nombre d’entre eux, dont notamment le grand
chef lakota Crazy Horse (Thasunka Witko) qui vient juste d’être assassiné.
A la recherche du temps perdu
Du côté de chez Swann
t's something that we all feel, but this gentle soul managed to write it down and left it to the world, something between the writer and the reader, falling in and falling out of love and all the sayings and doings in between.
Le phare
Purge
Traduis du finnois par Sébastien Cagnoli
En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes.
Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes. Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara
dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte.
Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et
l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le
prix.
Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose
plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ?
Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ? Des questions qui ne
peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.
PRIX DU ROMAN FNAC 2010
Le Sentiment du fer
Quelles activités abrite la très bourgeoise demeure de Me Gasparinetti, où vient se réfugier un jeune homme en cavale ? L'avocat accueille l'homme, lui fournit une fausse identité (il s'appellera Oreste), le présente comme un parent. La neige tombe, les jours passent, Oreste flirte avec la soubrette du café. Mais voilà que la menace se rapproche. L'avocat envoie le jeune homme chez une dame vieillissante et pittoresque : Mme d'Absonce. Promenades, confidences. Un soir qu'il est descendu retrouver la soubrette en ville, Oreste se fait casser la gueule par deux voyous. Coïncidence ou attentat ? L'avocat l'expédie en Autriche. A son retour, l'avocat a disparu... Pour s'en sortir, Oreste cherche du boulot, se recrée une vie élémentaire. La menace s'est dissipée. L'hiver vient, la neige se met à tomber, quand soudain...
La Récolte des accents
Depuis quelque temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimés, dédaignés, méprisés. À l’école, les enfants ne les utilisaient
presque plus. Chaque fois que je croisais un accent dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait.
–Notre patience a des limites, grondait-il. Un jour, nous ferons la grève. Attention, notre nature n’est pas si douce qu’il y paraît. Nous
pouvons causer de grands désordres. Je ne prenais pas les accents au sérieux. J’avais tort.
E.O.
La grammaire est une chanson douce
«Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime.
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.
Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase.
Il me sembla qu'elle nous parlait :
- Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
- Allons, allons, Je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de
repos et tu seras sur pied. Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.
Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les
employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard
pour les sauver.»
Ce que je sais de Vera Candida
Quelque part en Amérique du Sud, dans l'île de Vatapuna ou à Lahomeria, trois femmes d'une même lignée semblent prédestinées à connaître le
même sort : mettre au monde une petite fille et être forcée de taire à jamais le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera
Candida. Ce sont des femmes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, des femmes téméraires mais sujettes aux fatalités propres à
leur sexe. Chacune à sa manière se bat pour faire honneur à ce qu'elles sont : des mères affranchies, bien décidées à se choisir ellesmêmes
leur destin.
Dans cette fable éblouissante où le réalisme se mêle à la magie, on retrouve « tout » Véronique Ovaldé, son écriture enchantée, sa fantaisie
et son goût pour le merveilleux. Ce que je sais de Vera Candida a l'envergure des histoires universelles.
Zazie dans le métro
Impish, foul-mouthed Zazie arrives in Paris from the country to stay with Gabriel, her female-impersonator uncle. All she really wants to do is ride the metro, but finding it shut because of a strike, Zazie looks for other means of amusement and is soon caught up in a comic adventure that becomes wilder and more manic by the minute. In 1960 Queneau's cult classic was made into a hugely successful film by Louis Malle. Packed full of word play and phonetic games, Zazie in the Metro remains as stylish and witty as ever